mercredi 8 janvier 2014

Dystopie

Aujourd'hui, je voulais vous présenter un devoir d'anglais que ma classe devait faire il y a quelques temps... Le sujet était donc d'écrire un dystopie... en anglais ! Mais comme je suis gentille, je vous la mets ici en français...

L'agent de police Carolina Descosta faisait sa ronde en véhicule lorsqu'elle aperçut quelque chose d'anormal : un homme d'une vingtaine d'années qui courait dans les rues, renversant des couples qui marchaient le long de la vitrine des magasins. Mais ce n'est pas ce qui la frappa le plus : il était seul, personne ne l'accompagnait. Elle se tourna vers son mari et équipier et lui fit remarquer sa découverte.

_Etrange... murmura-t-il.
_Tu penses qu'on devrait le signaler ?
_On va le suivre, il va peut-être rejoindre sa moitié... répondit Francis Descosta.
Carolina acquiesça puis démarra le véhicule et commença à suivre l'homme seul. Ce n'était pas très difficile, lorsque toute la population est formée par paire de retrouver une « âme solitaire ». L'individu tourna à l'angle d'un restaurant et s'enfonça dans une rue piétonne.
-On se gare et on le suit à pieds, grommela Francis qui n'avait pas l'air enchanté de quitter la voiture chauffée pour se retrouver dans le froid hivernal.

La rue était tout bonnement bondée. Les couples se promenaient insouciants, formant des bancs humains déambulant en deux sens.

_Comment on le retrouve maintenant ? pesta la policière.
Son mari lui fit signe de regarder en face à leur gauche. Le jeune homme était assis sur un muret de pierre, tentant apparemment de retrouver son souffle.
_Pas normal... fit remarquer Francis
_Oui, il ne devrait pas se soucier de sa fatigue s'il va retrouver son aimée.

Son mari hocha la tête en signe d'approbation et lui désigna le jeune homme de la tête comme il le faisait toujours pour lui faire comprendre qu'ils allaient lui parler. Ils s'approchèrent doucement et lorsqu'ils furent à son niveau, le policier le héla. L'individu suspect leva la tête et sembla tout à coup horrifié avant de prendre la fuite.

_Merde ! Appelle des renforts, je crois qu'on en a un !
_Oui !

Elle attrapa la radio qui pendait sur son épaule gauche et appela le central, tandis que son mari commençait à courir à la suite du fugitif. Carolina commença alors à sentir l'étourdissement caractéristique qui l'avertissait qu'elle et son mari étaient trop éloignés l'un de l'autre, et s'élança elle aussi à la poursuite de l'homme solitaire. Poussée par le besoin de revoir celui qu'elle aime, elle ne mit que quelques secondes à le rattraper. Elle vit que Francis avait apparemment du mal à la suivre et lui cria : Reste ici ! Je m'occupe de l'arrêter, repose-toi et attend les renforts !
Son coéquipier ne se fit pas prier mais lui demanda tout de même de faire attention à elle. Oh, il était si adorable !
Elle rattrapa assez aisément le fugitif qui commençait à fatiguer et le coinça dans une impasse. Comprenant qu'il était pris au piège, ce dernier tomba par terre et attendit que la gardienne de la paix le rejoigne.

_ Pourquoi vous me poursuivez ? demanda-t-il, haletant.
_ Pourquoi vous êtes vous enfui ?
Il ricana et répondit : _Quand deux flics viennent vers vous avec cet air-là, c'est jamais bon signe...
_ Vous êtes seul ?
Il la regarda d'un air mi-apeuré mi-abattu.
_ Oui.
_ Vous n'avez pas de femme ?
_Non. Je vous en prie, laissez-moi partir...
_Pour quelle raison n'avez-vous pas de femme ? Continua-t-elle toujours sur le même ton.
_Je n'en ai pas fait la demande à la préfecture et...

Carolina commença lentement à bouger sa main vers l'étui de son revolver. Il semblait bien être un...

_Vous n'avez pas fait de demande ?
_Non, mais s'il-vous-plaît, je...
_Vous ne voulez pas faire de demande... Vous prenez vos injections au moins ?

Le jeune homme avait le front perlé de sueur et haletait toujours, mais ce n'était plus dû à la course poursuite.

_Je... pitié... supplia-t-il.

Elle dégaina son revolver et le pointa vers la tête de l'anarchiste.

_Et vous pensiez qu'on ne vous retrouverez pas ? Votre nom, âge, numéro citoyen. Tout de suite. Ordonna-t-elle. J'ai dit tout de suite.

Elle criait à présent. Elle aurait dû vérifier qu'il n'était pas armé et également dû prévenir ses collègues de sa position.

Vous vous rendez compte, j'espère, reprit-elle, que vous êtes en pleine infraction et démonstration d'anarchie et d'acte de rébellion. Notre société est parfaitement organisée et les crimes réduits parce que nous avons développé l'amour d'autrui et que...
_Nous n'avons pas développé l'amour d'autrui, nous obligeons les gens à s'enchaîner les uns aux autres, il n'y a plus de liberté ! Tout est factice ! Vous le sauriez aussi si vous ne vous faisiez plus d'injections ! Vous savez ce qu'elles contiennent ? Des phéromones positives, de la phényléthylamine, des endorphines et une drogue qui anesthésie les zones de votre cerveau qui vous servent à penser par vous-même et à émettre un jugement ! On nous manipule dans cette société si « parfaite »...

C'était la première fois que Carolina Descosta rencontrait un anarchiste mais on lui avait maintes et maintes fois répété les discours mensongers qu'ils employaient pour convaincre et rallier à leur cause quiconque les écoutait. Aussi, elle se contenta d'enlever le cran de sûreté de son arme et commença à lire les chefs d'accusation retenus contre lui.
Le jeune commençait visiblement à paniquer et la prit complètement au dépourvu lorsqu'il se jeta sur elle, la renversant et s'enfuit de nouveau à toute allure.
La policière courut jusqu'à l'endroit où son mari était resté et tous deux se ruèrent vers leur véhicule de patrouille où elle se saisit de la radio et lança un appel sur toutes les fréquences de la police : « Appel à toutes les unités, l'homme que nous recherchons est de type caucasien, environ 1m80, cheveux et yeux noirs. Il est seul. C'est un individu dangereux : Anarchiste confirmé. Tirez à vue, je répète : Tirez à vue. »

J'espère que ça vous aura plu, en tous cas, je vous souhaite une excellente soirée !!
Ciao les gens et à bientôt ! 

3 commentaires:

  1. J'adore vraiment ta nouvelle!

    Lullaby

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  2. C'est trop topissime!
    Quand je pense que j'avais écrit Les aventures de Dicky le lapin...

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